Accessibilité : Adapter et Sécuriser sa salle de bain

Accessibilité du domicile : Adapter et Sécuriser sa salle de bain 

Une douche extra-plate, des barres d’appuis, un siège de douche… Tous les points sur lesquels vous pouvez agir pour une salle de bains adaptée en cas de mobilité réduite. Des équipements permettent d’adapter une salle de bains à toute personne dont la mobilité est réduite par un handicap ou par son âge. En effet des aménagements essentiels sont à organiser pour limiter les risques de chutes, et profiter de la liberté de son domicile en conservant un maximum d’autonomie.

Voici les points sur lesquels vous pouvez agir pour disposer pleinement de votre salle de bain, en assurant sécurité et confort, pour vous-même ou pour un proche. À moduler, bien sûr, selon vos besoins. 

 


Bon à savoir avant d’engager des travaux :

Renseignez-vous auprès de votre Maison Départementale des Personnes Handicapées (MDPH) et de l’Agence Nationale de l’Habitat (ANAH), pour connaître les aides auxquelles vous avez droit pour financer l’aménagement de votre salle de bains.

Deux labels certifient la compétence des artisans en termes d’adaptation et d’accessibilité des logements : Pro de l’accessibilité et Handibat.

Nous effectuons des visites à domicile pour orienter nos patients, ou leurs aidants dans leurs travaux d’aménagement, ainsi que le suivi des travaux (visite d’évaluation post-aménagement). Pour plus d’info, rdv au 03 91 83 17 33


L’agencement général de la salle de bains

  • Une porte suffisamment large pour circuler en fauteuil

Les portes standards (73 cm) ne permettent pas le passage avec un fauteuil roulant. Il faut prévoir une ouverture de 90 cm, voire davantage si l’accès à la salle de bains est situé dans un couloir étroit, pour pouvoir tourner facilement.

Pour élargir la porte, vous pouvez découper la cloison vous-même ou faire appel à un professionnel. Évitez tout seuil à franchir, qui pourrait constituer un obstacle. On doit pouvoir faire demi-tour en fauteuil à l’intérieur de la pièce. Pour les petites salles de bains, une porte coulissante peut être une solution.

  • Des prises électriques situées au bon endroit

Avec une douche semi-ouverte (aux parois qui s’arrêtent à mi-hauteur), le flexible de douche ne doit pas pouvoir projeter d’eau sur une prise électrique : celle-ci doit être à 1,80 m minimum du mitigeur.

Enfin, les prises électriques doivent être situées à côté des interrupteurs, et non pas au niveau du sol.

 

Une douche adaptée

  • Remplacer la baignoire par une douche facilement accessible

Lorsque notre infirmier conseil intervient pour une salle de bain, il préconise toujours une douche avec un receveur extra-plat, ou si possible une douche à l’italienne : quelques centimètres, pour un fauteuil, cela reste un obstacle ; il vaut mieux être au niveau du sol.

Si vous préférez ou avez besoin d’une baignoire, certains modèles sont conçus avec porte et un siège intégré. Mais pour y accéder, il reste une “marche” de 5 à 6 cm, qui peut être difficile à franchir.

  • Prévoir un siège de douche

Pour pouvoir se doucher assis, il faut un tabouret de douche avec des ventouses ou un siège repliable fixé au mur. En effet, celui-ci doit pouvoir être relevé ou déplacé, pour que les autres personnes de la maison puissent également se doucher confortablement.

  • Des barres d’appui et de maintien d’une autre couleur que le mur

Vous pouvez installer des barres d’appui et de maintien. Ces barres d’appui doivent être d’une couleur différente de celle du mur, pour les voir facilement, en créant un contraste, indispensable en cas de perte d’acuité visuelle liée à l’âge.

  • Des parois mi-hauteur pour la douche

Si une personne est présente pour aider à la toilette, vous pouvez remplacer les parois de douche par des parois de douche mi-hauteur pour qu’elle puisse intervenir de l’extérieur de la douche. Ces parois mesurent entre 75 et 90 cm de haut et évitent les projections d’eau lorsque l’on se douche assis.

Prévoyez alors des rideaux pour éviter d’inonder la salle de bain, si vous ou une autre personne de la maison se douche debout.

  • Un receveur, du carrelage et un tapis de douche antidérapants

Pour prévenir le risque de glissade, installez un receveur de douche très antidérapant.

Prévoyez également un carrelage et un tapis de douche antidérapants.

  • Un mitigeur ergonomique anti-brûlure

Pensez aussi à adapter la robinetterie de la douche comme du lavabo, pour faciliter le réglage de la température de l’eau et éviter les brûlures. Essentiel pour les personnes aveugles, ou en perte d’acuité visuelle.

Pour cela, vous pouvez choisir par exemple :

  • un mitigeur avec un levier démultiplié, plus facile à actionner,
  • un mitigeur thermostatique avec butée anti-brûlure…

Sinon, vous pouvez régler votre chaudière pour que la température maximale de l’eau chaude corresponde à une douche agréable.

  • Enfant ou petite taille : le sur-bain ATHEO 

Le sur-bain ATHEO permet de donner un bain ou une douche et sur une surface souple pour éviter les points d’appui et être à hauteur afin que celui qui donne le bain ne se fasse pas mal au dos. Il se pose sur la baignoire ou jusqu’à la pièce d’eau. Il se plie et se range, s’adaptant à toutes les situations.

 

Un lavabo accessible

Pour les personnes en fauteuil roulant ou qui ont besoin de s’asseoir :

  • Un lavabo ergonomique autoportant permet de s’approcher en fauteuil, ou de s’asseoir devant, sans être gêné par la colonne.
  • Il doit être au minimum à 67 cm au-dessus du sol.

Pour les personnes qui peuvent rester debout :

  • Vous pouvez prévoir des barres d’appui de chaque côté du lavabo. Elles permettent de se maintenir debout en toute sécurité.
  • Prévoyez une couleur différente du mur, pour les distinguer facilement.

Pensez au mitigeur anti-brûlure, comme pour la douche. Vous pouvez aussi opter pour un mitigeur de lavabo opto-électrique qui se déclenche automatiquement au passage des mains.

 

Des toilettes surélevées

Installez des WC surélevés ou un rehausseur sur la cuvette.

Installez ainsi qu’une barre d’appui pour s’asseoir et se relever sans difficulté. La barre d’appui peut être dotée d’un pied rabattable pour être repliée contre le mur. Encore, une fois, elle doit être d’une couleur différente du mur, pour mieux la distinguer.

 

 

Maintien à domicile : Prévention des chutes chez les personnes âgées

On estime qu’environ un tiers des personnes âgées de 65 ans et plus et vivant à domicile chutent chaque année. Cette proportion augmente avec l’âge et les femmes sont quasiment deux fois plus nombreuses à chuter que les hommes. Les chutes des aînés engendrent un nombre conséquent d’hospitalisations et la fracture de la hanche en est un motif important. Les conséquences physiques et psychologiques d’une chute peuvent être importantes chez la personne âgée : diminution de la mobilité, perte de confiance en soi, limitation des activités quotidiennes et, mise en péril du maintien à domicile… 

Comment prévenir les chutes, et quelles sont les solutions à mettre en place pour sécuriser le maintien à domicile ?  

Détecter les chutes

Chaque année, plus de 2 millions de personnes âgées de plus de 65 ans chutent, et une personne sur 2 âgée de plus de 80 ans en est victime. Si les risques de rechuter sont multipliés par 20 après la première chute, il faut d’abord savoir l’identifier avant de pouvoir la détecter.

Il existe plusieurs types de chutes :

  • la chute dite lourde : perte de verticalité rapide associée à un choc
  • la chute molle : lorsque la personne se retient (à un meuble, par exemple)
  • la chute syncopale : lors du perte de connaissance

Cependant, difficile de définir avec précision toutes les chutes, d’autant qu’il convient d’identifier également les fausses alertes.

Plus le temps passé au sol est long, plus les conséquences de la chute seront graves. Il est donc primordial de pouvoir détecter une chute pour le maintien de l’autonomie des personnes âgées.

S’il reste complexe à estimer précisément, le coût économique global lié à la chute des personnes âgées est très important, du fait des frais divers de santé dont l’hospitalisation, du suivi physique et psychologique, l’accélération de la dépendance… L’intérêt de travailler sur la détection des chutes (sans oublier la prévention) des personnes âgées est donc majeur.

En ce sens, plusieurs solutions pour l’autonomie ont été développées et des systèmes ont été conçus afin de détecter les chutes et alerter rapidement en cas de problème.

Les principales causes des chutes…

Les circonstances des chutes sont diverses : certaines sont dues à l’environnement et d’autres à l’état de santé de la personne elle-même.

Le plus souvent, ces chutes surviennent lors de la marche, d’activités ménagères, de jardinage ou tout simplement en se levant d’une chaise. La perte des réflexes, de la puissance musculaire, de la vue et parfois de l’équilibre peuvent favoriser ces accidents.

Les chutes surviennent habituellement lors des activités quotidiennes, que ce soit à domicile ou à l’extérieur. Si une chute sur deux se produit à domicile,  le lieu le plus propice reste la salle de bain avec en particulier la douche ou la baignoire. Toujours dans la maison, de nombreux obstacles peuvent être à l’origine de chutes comme les escaliers, les tapis, les fils jonchés au sol, ou bien encore un mauvais éclairage.

Les chutes peuvent également survenir chez une personne souffrant de troubles de la vigilance à la suite d’une consommation d’alcool excessive ou de la prise de médicaments. Aussi, les patients atteints de démence chutent plus que celles qui en sont indemnes. Bien sûr des troubles de la marche ou de l’équilibre, un chaussage mal adapté et des troubles de la vue sont également à l’origine de chutes chez les seniors.

Les facteurs de risque de chutes à domicile reconnus comme les plus significatifs sont :

  • trois chutes ou plus l’année précédente
  • une chute avec une blessure l’année précédente
  • une difficulté à se lever seul d’une chaise
  • troubles de l’équilibre, troubles de la marche : arthrose, antécédent d’accident vasculaire cérébral avec séquelles, maladie de Parkinson
  • une hypotension orthostatique avec sensation de vertiges lors du changement de position
  • une faiblesse musculaire
  • des problèmes au niveau des pieds avec, par exemple, une difficulté pour se chausser
  • des troubles cognitifs comme dans le cas d’une démence
  • la prise de médicaments psychotropes.

… et leurs conséquences

Selon la fragilité de la personne âgée et la circonstance de la chute, les conséquences peuvent être légères ou sévères avec hospitalisation et risque de complications liées à l’immobilisation forcée.

Parmi les conséquences immédiates, il faut craindre fractures et hématomes. Selon l’Inserm, plus de 50 000 chutes causent une fracture du col de fémur en France entraînant souvent de lourdes conséquences et la perte d’autonomie.

Il faut aussi appréhender les conséquences d’un séjour à terre prolongé chez une personne qui aurait chuté et se retrouverait dans l’incapacité de se relever. Un séjour prolongé à terre peut très rapidement être à l’origine de déshydratation, d’hypothermie, de troubles circulatoires, d’escarres, etc.

Les complications post-opératoires d’une fracture peuvent aussi être lourdes chez une personne âgée et fragilisée avec des risques d’infections.

D’autres conséquences sont également à envisager comme la survenue de troubles du comportement ou encore des manifestations cliniques liées à l’arrêt brutal de médicaments (notamment ceux pris pour le sommeil).

A distance de la chute, le sujet âgé peut devenir peureux, perdre de son autonomie par crainte d’une rechute et avoir besoin d’une aide à domicile, voire partir pour une institution. Les suites d’une chutes sont effectivement à l’origine d’une impossibilité de rester à domicile et d’une rupture des liens sociaux.

Comment prévenir les chutes ? 

40% des personnes hospitalisées après une chute ne peuvent plus retourner vivre chez elles, mais la chute n’est pas une fatalité. Elle peut être anticipée grâce à des règles de vie et de vigilance pour limiter les risques.

  • Adopter une alimentation saine et équilibrée : afin d’empêcher une dénutrition et une fonte musculaire. Les repas doivent être riches en calcium, en protéines, en glucides, en vitamines sans oublier de boire suffisamment.
  • Maintenir une activité physique : faire de l’exercice pour prévenir les chutes, les maladies du système cardiovasculaire, l’obésité, le diabète, le cancer du côlon et la mortalité. La moindre activité compte et l’on peut commencer à tout âge. Il est recommandé de faire au moins 30 minutes d’exercices d’intensité moyenne par jour (marche, natation, randonnée, vélo, étirements, monter l’escalier…)
  • Aménager son habitat pour faciliter ses déplacements en toute sécurité : 

Ne pas laisser d’objets au sol, surtout dans les lieux de passage (couloir, entrée d’une pièce, escalier).

Fixer les fils du téléphone, des luminaires, de la télévision, de l’ordinateur pour ne pas se prendre les pieds dedans.

Faire en sorte que l’éclairage soit suffisamment fort pour qu’il n’existe pas de zones d’ombre sur les trajets.

Ne pas se précipiter si le téléphone, la sonnette, l’interphone ou des coups à la porte se font entendre.

Stabiliser les appuis (dans la chambre, la salle de bain), présence de barres d’aides, et l’accès aux moyens d’appel; équiper les escaliers d’une rampe.

Prendre garde aux sols glissants, aux bords de tapis et aux animaux domestiques, qui ont parfois tendance à se mettre dans vos jambes au risque de vous faire chuter.

Prévoir des douches adaptées et sécurisées (cf. nos solutions sur l’accessibilité)

Porter de préférence des chaussures équipées de semelles antidérapantes.

Se relever après une chute  

Apprendre à se relever après une chute est essentiel, mais c’est avant la chute qu’il convient d’y penser. Après une chute qui n’a pas occasionné de blessures graves, rester par terre jusqu’à l’arrivée des secours n’est pas très agréable. C’est pourtant ce qui arrive souvent à certaines personnes âgées, car elles ne savent pas comment s’y prendre pour se remettre debout.

N’hésitez pas à vous entraîner, de préférence en présence d’une autre personne et suivez ces étapes :

  • Pliez une jambe pour rouler sur le côté
  • Retournez-vous sur le ventre
  • Mettez-vous en position de « chevalier » : un genou à terre, l’autre jambe tendue
  • Puis à 4 pattes
  • Hissez-vous en vous tenant à une chaise ou à une rampe
  • Pour les personnes qui sont vraiment dans l’impossibilité de se relever, les technologies liées à la téléassistance permettent d’alerter les aidants.

Adresses utiles : 

https://www.pour-les-personnes-agees.gouv.fr

Accessibilité du domicile : https://www.boutiquemedicale.fr/accessibilite/

Accessibilité pour tous : Aménagement du véhicule pour personnes handicapées.

En 2018, en France, bien qu’on chemine progressivement sur la voie de l’accessibilité pour tous, permettant à chacun de disposer d’une liberté totale dans ses déplacements, il existe encore des domaines dans lesquels persistent des manques… Et pourtant ! Si aujourd’hui se déplacer paraît indissociable des moyens de transports, rares sont les solutions alternatives pour les passagers ou conducteurs handicapés. Comment aménager son véhicule et quelles sont les démarches à suivre ? Faisons le point sur les indispensables, pour bien aborder sa rentrée. 

Aménager son véhicule … Oui mais Comment ? 

Aménager son véhicule est indispensable pour sécuriser ses déplacements et ainsi poursuivre son activité professionnelle ou ses loisirs en toute liberté. Seulement si acquérir ou réserver une voiture semble une simple formalité lorsque l’on n’est pas confronté au handicap, aménager son véhicule s’avère être un véritable chantier, entre les homologations diverses et les factures salées, l’issue semble incertaine… 

Bien que votre demande nécessite un travail de personnalisation, obtenir les bonnes informations sur les  modifications et les aides existantes vous aidera certainement dans votre démarche. 

 

Aménagement d’un véhicule pour un conducteur handicapé

  • Des commandes de conduite adaptées

Si le handicap touche les jambes, les pédales disparaissent. Outre l’embrayage automatique, le frein et l’accélérateur peuvent être transformés en commandes au volant. Le système classique est le « tirer-pousser ». Le conducteur accélère en tirant sur un levier et freine en le poussant.

Si le handicap atteint les bras, il faut installer un volant à pied. Un boîtier posé sur le volant ou sur le pectoral du conducteur regroupe toutes les commandes annexes : feux, clignotants, klaxon, etc. Certains boîtiers fonctionnent par reconnaissance vocale.

  • Conduire depuis son fauteuil

Il est possible de supprimer le siège conducteur afin de conduire depuis son fauteuil. Pour cela il faut un véhicule conforme à la directive CE 200/46. L’installation du fauteuil implique une modification profonde de la voiture. Il faut prévoir le chargement, le déplacement dans l’habitacle depuis le hayon ou la porte coulissante jusqu’au poste de conduite et les points d’ancrage du fauteuil. Tout ceci n’est possible que dans les véhicules de type monospace, hauts de plafond.

Si toute voiture, pour peu qu’elle offre le volume suffisant, est aménageable, plusieurs constructeurs proposent aujourd’hui des modèles adaptés montés en série.

 

Accessibilité d’une voiture pour une personne handicapée

  • La personne voyage sur un siège classique

Un marchepied rétractable et une poignée adaptée sont des équipements simples pour les personnes ayant assez de force.

Le plateau de transfert est une tablette rabattable installée au bord du siège. En s’ouvrant, elle comble le vide entre le siège et le fauteuil. La personne « glisse » de l’un à l’autre. Le releveur, ou verticalisateur, est un vérin qui aide la personne à mobilité réduite à se redresser pour sortir de son fauteuil et monter dans l’auto. L’embase pivotante fait tourner, et parfois même sortir et baisser, le siège vers l’extérieur.

  • Un espace pensé pour le fauteuil roulant

Pour charger plus facilement le fauteuil, la voiture doit être équipée d’une porte escamotable ou coulissante ouvrant grâce à une télécommande.

Le chargement peut se faire au moyen d’un bras articulé ou d’un treuil. Le fauteuil peut être rangé derrière le conducteur ou sur le toit. Les modèles de coffres de toit radiocommandés les plus perfectionnés plient le fauteuil, le chargent et se referment en moins de 30 secondes.

  • La personne monte dans l’auto sur son fauteuil

Plusieurs solutions existent pour faire monter en voiture une personne en fauteuil, qu’elle soit conductrice ou passagère. Vous pouvez prévoir un système d’abaissement des suspensions arrière, un hayon élévateur, une rampe d’accès, un treuil ou une grue. Une fois chargé et mis en place, le fauteuil est fixé au sol de la voiture par des plaques d’ancrage avec 4 points d’arrimage (norme ISO 10542). Un système placé sous le fauteuil permet un ancrage automatique. Un simple bouton débloque le fauteuil.

 

Homologation d’un véhicule aménagé

L’aménagement d’une auto implique nécessairement des modifications structurelles du véhicule. Il est obligatoire de faire homologuer sa voiture et de déclarer les transformations afin d’obtenir une carte grise portant la mention « handicap ». Cette carte grise vous exonère d’un éventuel malus écologique.

Les professionnels sérieux de l’aménagement des autos TPMR se chargent eux-mêmes de l’homologation des modifications.

Si votre budget vous le permet, la solution la plus simple reste encore d’acheter un véhicule déjà adapté et homologué.

 

Aides financières pour l’équipement d’une auto pour personne handicapée

  • La prestation compensatoire du handicap (PCH)

Au titre de la PCH, vous pouvez faire financer tout ou partie de l’aménagement de votre véhicule.

De plus, le surcoût lié à l’usage d’une voiture particulière peut faire l’objet d’un remboursement kilométrique.

  • Le remboursement complémentaire de l’assurance

Important : si votre handicap est la conséquence d’un sinistre garanti et que vous aviez souscrit une assurance «dommages corporels du conducteur», l’assurance couvrira automatiquement vos frais d’aménagement (voir votre contrat).

 

L’assurance d’un véhicule adapté pour PMR

Si votre véhicule est seulement adapté pour faciliter l’accessibilité à un fauteuil roulant, vous n’avez qu’à le déclarer à votre assureur qui ne pourra en aucun cas augmenter votre prime pour ce seul motif.

En revanche, si vous voulez assurer une auto au poste de conduite adapté,  il est recommandé de faire appel à un courtier afin de faire jouer la concurrence. En effet, seule l’assurance auto au tiers vous sera proposée au tarif normal. Les garanties supplémentaires pourront s’avérer très onéreuses selon l’assureur choisi.

Et concernant la Location ? 

Aujourd’hui si l’aménagement d’un véhicule représente un coût certain, une mobilisation d’efforts et de finances, des solutions alternatives arrivent progressivement sur le marché, comme la location de voitures aménagées entre particuliers et professionnels proposée par Wheeliz. 

Wheeliz est le premier site de location de voitures aménagées pour les personnes en fauteuil, entre particuliers. Trouver une voiture équipée d’une rampe ou d’un poste de conduite aménagé, c’est désormais possible, partout en France et à moindre coût. Créé en 2015, le site propose aux particuliers propriétaires d’une voiture adaptée de la louer directement à une personne en fauteuil qui en a besoin. Avec Wheeliz vous avez accès au plus grand parc de véhicules adaptés à votre handicap, au prix le plus bas.